Loi Travail, c’est toujours non merci !!!

Le Parisien puis Libération ont dévoilé le projet du gouvernement concernant la réforme, par ordonnances, du code du travail. Emmanuel Macron nous prépare un massacre à la tronçonneuse du code du travail. L’équipe de la pétition « Loi Travail, non merci » a décrypté le projet. Retrouvez toutes les infos sur http://loitravail.lol.

Nous sommes déjà 27 000 à refuser ce projet. Ajoutez votre nom contre ce big bang social : https://loitravail.lol/signer/

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Regardez et partagez le Facebook Live dans lequel Elliot Lepers, David Van der Vlist, Sophie Binet et Caroline De Haas expliquent les conséquences des ordonnances Macron : https://www.facebook.com/loitravailnonmerci/videos/1799535707042973/

 

Depuis toujours la fédération du Commerce et des Services CGT est opposée au travail du dimanche.

Chers Camarades,

 

Depuis toujours la fédération du Commerce et des Services CGT est opposée au travail du dimanche.

Malgré les attaques et les réformes successives, nous devons tenir et continuer à nous battre pour convaincre les consommateurs, les salariés, que les ouvertures des magasins le dimanche ne créeront jamais d’emploi et surtout nous voyons aujourd’hui que les enseignes qui avaient promis des compensations salariales reviennent sur leur promesse.

Nous réaffirmons que ces ouvertures dominicales sont des questions sociétales. Ouvrir les magasins le dimanche engendrera automatiquement des conséquences sur les autres professions (banque, crèche, poste, garderie,….) qui seront dans l’obligation d’ouvrir cela nous amènera à travailler 7 / 7 et à banaliser le travail du dimanche.

Notre fédération reste fermement opposée aux ouvertures des magasins le dimanche et exige le droit à deux jours de repos consécutifs dont le dimanche. Pour les services ou les professions travaillant le dimanche inhérent à la profession (HCR, Prévention sécurité, Parcs de loisirs,…) le droit à un dimanche par mois. Les dimanches doivent être majorés à 100% et récupérables.

Ne nous laissons pas embarquer par le matraquage médiatique qui voudrait nous faire croire que tous les salariés sont volontaires pour travailler le dimanche avec des primes dérisoires.

La fédération exige un travail à temps plein à 32h pour tous et un SMIC à 1800 euros.

C’est tous ensemble nous gagnerons cette bataille !

 

La direction fédérale a décidé d’une nouvelle campagne contre le travail du dimanche : par le biais des réseaux sociaux avec la campagne « on vous l’avait bien dit », l’édition d’un 4 pages qui permettra à chacun d’aller aux débats (celui-ci doit arriver prochainement dans vos boîtes aux lettres), prochainement des affiches, une pétition en ligne (voir lien ci-dessous) que nous vous invitons à faire signer massivement.

 

Lien pour la pétition

https://www.change.org/p/le-dimanche-c-est-toujours-non

 

Fraternellement

 

Amar LAGHA

Secrétaire Général

Marseille : les agents de sécurité payaient pour un casier vierge

Des instructeurs blanchissaient le passé des candidats contre commissions

Faits divers - Justice - Marseille : les agents de sécurité payaient pour un casier vierge

L’enquête est ouverte pour « faux, usage de faux, corruption active et passive ». Les candidats au métier d’agent de sécurité tentaient de faire gommer les condamnations gênantes. Photo archives La Provence 

Chaque jour qui passe nous apprend, hélas, que l’univers de la sécurité privée est un monde nébuleux, où l’opacité le disputerait à la combine. Le récent procès du racket sur les chantiers de la rocade L2 a mis au jour ces accommodements ordinaires avec la législation, avec du travail dissimulé, des passe-droits, des pratiques contrariées mais aussi des accès réservés. Faut-il s’en réjouir en période d’état d’urgence ? Car l’affaire dont vient d’être saisie l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) de Marseille nous conduit au coeur du système qui attribue les autorisations d’accès au métier d’agent de sécurité.

Un métier pourtant codifié, mais à Marseille, plusieurs agents instructeurs du Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps) ont été placés en garde à vue la semaine dernière. Ils sont soupçonnés d’avoir modifié, contre espèces sonnantes et trébuchantes, le contenu des dossiers des candidats à la formation d’agent de sécurité. Ils auraient notamment eu pour mission de « blanchir » les casiers judiciaires des demandeurs, en délicatesse avec la justice, qui aspiraient à exercer.

 

L’enquête ouverte par le parquet de Marseille a retenu les qualifications pénales de « faux, usage de faux, corruption active et corruption passive ». Pour se livrer à ce périlleux exercice de maquillage, les suspects touchaient des commissions qui variaient entre 1000 et 4 000 €. Les écoutes téléphoniques, qui ont duré pendant six mois, auraient permis, selon nos sources, d’accréditer cette thèse et de confondre les auteurs présumés, qui auraient au moins partiellement reconnu les faits reprochés. Parmi eux, on trouverait un ancien adjoint de sécurité (ADS).

« Un trafic stoppé à temps »

L’IGPN est persuadée que ce dossier « ne serait que l’arbre qui cache la forêt », mais cette thèse est démentie, selon une autre source proche de l’enquête, où l’on reconnaît « une fraude », mais qui « n’aurait pas eu l’ampleur qu’on pourrait déplorer ». Du coup, on se réjouit, de source policière, que « le trafic ait pu être stoppé à temps ».

Libres sous contrôle judiciaire

Le dispositif mis en place permet pour l’essentiel de suivre une formation – souvent coûteuse – qui autorise l’obtention de la carte professionnelle, ou selon un schéma plus direct, d’obtenir la carte sans passer par la case formation. Mais avec un casier judiciaire qui n’est pas vierge, il est impossible d’exercer le métier d’agent de sécurité.

On comprend dès lors les efforts déployés par ceux qui souhaitaient contourner les règles pour s’attacher les petites mains des suspects, placés au Cnaps à des postes avancés, évidemment stratégiques. Dans ce contexte, l’accord favorable du Cnaps devenait pour les candidats au métier la « cible » principale, voire la pierre angulaire du trafic.

Les trois suspects, qui seraient âgés d’une trentaine d’années, ont été présentés vendredi dernier à un juge d’instruction du tribunal de grande instance de Marseille, et mis en examen. Ils ont toutefois été remis en liberté sous contrôle judiciaire au terme de leur interrogatoire de première comparution. L’enquête se poursuit.

 Source laprovence

Sophie Binet. Les 32 heures sont la seule réforme crédible pour créer de l’emploi

Je mettrais en œuvre la réduction du temps de travail à 32 heures par semaine, car c’est la seule réforme crédible pour créer de l’emploi. Et elle est très peu coûteuse : alors que le pacte de responsabilité a coûté 40 milliards d’euros, soit deux points de PIB, sans que la contrepartie du million d’emplois promis par le Medef n’ait été au rendez-vous, les 35 heures ont coûté moins de 2 milliards d’euros, pour 400 000 emplois directs créés, au minimum.

C’est aussi une réforme indispensable parce que la révolution numérique va générer des gains de productivité de 20 à 40 % en fonction des secteurs : sous dix ans, selon certaines études, 3 millions d’emplois pourraient être supprimés. On va donc travailler moins, c’est une bonne nouvelle, à condition qu’on l’organise collectivement sans baisse de salaire, avec la réduction du temps de travail comme outil de répartition des richesses.

C’est enfin une réforme indispensable pour l’égalité femmes-hommes. Premier facteur explicatif des inégalités professionnelles, le temps des femmes est très différent du temps des hommes. Assumant toujours 80 % des tâches ménagères, les femmes sont confrontées à des doubles journées et 30 % d’entre elles sont enfermées dans des emplois à temps partiel, pour l’essentiel subi. Pour les femmes cadres, c’est le plafond de verre : l’impossibilité d’avoir une carrière comme d’accéder aux responsabilités, et une pression permanente. La campagne « #VieDeMère, avoir une carrière c’est toute une histoire » a permis de briser un tabou et de dévoiler l’ampleur de ces discriminations.

Alors, gagner l’égalité, est-ce aligner le temps de travail des femmes sur celui des hommes, 44 h 30 en moyenne pour les cadres ? Ou réduire le temps de travail pour permettre aux hommes comme aux femmes d’avoir du temps libéré pour leur parentalité et leurs loisirs ? Baisser la durée légale de travail à 32 heures et l’accompagner de politiques publiques de prise en charge de la petite enfance et de lutte contre les stéréotypes, c’est rapprocher le temps des femmes et celui des hommes.

Source l’humanité